El Idrissi, le géographe et botaniste, on l’oublie trop souvent, décrit au XIIe siècle dans Le livre de Roger, Mers El Kharez (le port des breloques, El Kala aujourd’hui), comme « niché dans un écrin entre des bassins d’eau et de végétation luxuriante, peuplé d’animaux (la biche vraisemblablement) et d’oiseaux qui rappellent le paradis ».
Un peu plus tard, l’abbé Poiret, à qui nous devons la présence des échantillons de notre faune et de notre flore dans un certain nombre de musées du monde, faisait paraître en 1789, un ouvrage intitulé Voyage en Barbarie où il décrit avec force détails la région qu’il qualifie de « plus beau jardin de la nature » et de « pur émerveillement».
Avec la colonisation, une foule d’explorateurs militaires ou scientifiques vont tour à tour faire part de leur étonnement en découvrant la contrée. Entre 1912 et 1929, l’administration coloniale envisage plusieurs projets et retient un réseau de 10 parcs relativement modestes, puisque leur superficie totale n’atteint pas 25 000 hectares, soit le tiers de l’actuel parc d’El Kala.
A l’indépendance, on parle déjà d’un parc national informel, à l’image de celui du Djurdjura ou de Chréa (Blida), mais la première initiative sérieuse est l’œuvre de Thomas J.P., Bougazelli N., et Etender M. qui, en 1973, proposent le Parc national marin et terrestre d’El Kala. Entre 1975 et 1984, les forestiers d’Annaba, dont dépendait la wilaya d’El Tarf, avaient un bureau de la conservation de la nature qui avait une préoccupation particulière pour « le parc national, le parc naturel ou la réserve d’El Kala ».
Prise de conscience La prise de conscience pour la protection de la nature, qui devient un leitmotiv mondial dans les années 70 avec cette singularité aux couleurs hippies du retour à la nature originelle, va s’imposer aux autorités algériennes qui ne veulent pas rester en marge de ce formidable progrès.
La première loi sur l’environnement, promulguée en février 1983, va consacrer le principe de la création d’aires protégées en Algérie. Elle sera suivie quelques mois plus tard des statuts des parcs nationaux qui fixent le cadre, les missions et les prérogatives de ces établissements publics de la conservation de la nature.
Immédiatement après, on crée par décrets présidentiels 4 parcs dans le nord du pays (El Kala 76 000 ha, Djurdjura 19 000 ha, Chréa 26 000 ha, Theniet El Had 3 000 ha), suivis en 1984 des parcs du Belezma (26 000 ha), du Gouraya (2 000 ha), de Taza (4 000 ha), enfin, en 93, le parc national de Tlemcen (8 000 ha).
Ces aires protégées sont placées sous la tutelle du secteur des forêts qui passera durant cette période du statut de secrétariat d’Etat aux forêts (SEFOR), à celui de vice-ministère de l’environnement, comme on l’appelait à cette époque (1987) au ministère de l’Agriculture.
De son côté, le ministère de la Culture peut enfin donner une identité juridique au parc du Tassili (80 000 km2, 100 fois le parc d’El Kala) reconnu depuis 1972, classé patrimoine de l’Unesco en 1982 en prenant la sage précaution de faire passer un solide complément de réglementation avec le décret de création de 1983. Le parc de l’Ahaggar aura son décret en 1987.
C’est le plus grand du pays avec une superficie de 450 000 km2. Le parc national d’El Kala est unique en son genre. C’est à la fois un parc marin, lacustre et terrestre. Il contient un complexe de zones humides d’importance internationale qui servent d’habitat à 61 espèces d’oiseaux menacées mais aussi à des végétaux aquatiques endémiques comme la célèbre châtaigne d’eau.
Les travaux de recherche en écologie menés depuis sa création ont recensé à ce jour 191 espèces d’oiseaux, 37 espèces de mammifères dont le cerf de Barbarie et le phoque moine aujourd’hui disparus. En tout, 878 espèces animales, si on compte encore les reptiles, les batraciens et les insectes, ce qui représente 38% de la faune. 1
264 espèces végétales sont répertoriées, soit 32% de la flore algérienne. Et ce n’est pas fini, chaque investigation scientifique apporte son lot de nouveautés.
Ce formidable potentiel de diversité biologique a élevé le parc national d’El Kala au rang prestigieux de centre de la biodiversité de la Méditerranée qui n’en compte que trois. Il y a en effet, sur un territoire relativement peu étendu, un nombre élevé d’espèces animales et végétales, ce qui constitue un réservoir de biodiversité peu commun.
C’est là toute l’importance d’El Kala pour le monde quand on sait les efforts et les combats menés partout dans le monde contre l’érosion de la biodiversité. C’est dans ces sanctuaires en effet que se trouve l’avenir de l’humanité, puisque depuis toujours c’est dans la nature que l’homme trouve ses remèdes et sa nourriture.
Un parc habité Différemment des grands parcs nord-américains, indiens ou africains, le parc national d’El Kala est habité. Il y a 130 000 habitants qui vivent et travaillent dans les 8 communes que couvre son territoire. El Kala, Om Teboul, El Aïoun, Raml Souk, Bougous y sont complètement inscrites, alors qu’El Tarf, Aïn El Assel et Bouteldja ne le sont que partiellement.
Bien avant que le concept de développement durable n’atteigne le galvaudage qu’on lui connaît aujourd’hui, l’Algérie s’était engagée, du moins par les textes, dans une politique de conservation harmonieuse qui tenait compte « des besoins des populations locales ». Les zones interdites à toute transformation ou activité ne représentent en fait que le 1/5 de la superficie totale.
Le reste est ouvert à l’agriculture, à la sylviculture et au tourisme. Au regard des résultats obtenus à l’époque avec le classement des zones humides, la mise en application du zonage, le sauvetage d’espèces comme l’érismature à tête blanche, un petit canard menacé de disparition, et l’interdiction de la chasse, le parc national est classé en 1990 réserve de la biosphère dans le programme Man And Biosphère de l’Unesco. Malgré cela, le parc a connu bien des déboires.
Les incendies répétitifs ont eu raison de massifs forestiers et mis à nu des reliefs autrefois couverts par une luxuriante végétation ; on a asséché des plans d’eau comme le lac Oubeira par excès de pompage ou en construisant des barrages, on a défriché sans retenue pour étendre les parcelles agricoles laissées ensuite en jachère, on a braconné des animaux jusqu’à leur disparition totale comme c’est notamment le cas pour le cerf de Barbarie, animal emblématique de l’Afrique du Nord.
Le danger vient aujourd’hui de l’expansion de zones agglomérées et de l’explosion des zones éparses dans les campagnes. En dépit des textes, des routes littorales ont été ouvertes bien après la promulgation de la loi littoral qui l’interdit formellement.
Mais tout ceci n’est rien, comparé aux effets du tronçon de l’autoroute Est-Ouest qui traverse à deux reprises et partage en deux le parc. En effet, la nature reprend ses droits si on lui en donne l’occasion et les nombreuses atteintes subies par le parc sont réversibles, nous disent avec conviction les écologistes qui militent pour la sauvegarde du parc.
Ce n’est pas le cas pour l’autoroute qui est, comme les barrages par exemple, un grand ouvrage qui modifie profondément et irréversiblement l’environnement.
Ce n’est pas le seul aspect destructeur de l’autoroute. En effet, en plus de bouleverser les milieux naturels qui sont les derniers refuges d’une faune et d’une flore précieuses, l’autoroute abat la dernière barrière de protection des parcs nationaux en piétinant leur statut qui interdit le passage d’une route importante.
Ce qui révolte les protecteurs du parc, c’est qu’il existe cependant une foule de possibilités pour éviter cette catastrophe et garder saufs à la fois le parc, l’autoroute et le prestige de l’Algérie, mais les pouvoirs publics ne veulent rien entendre. Ils sont complètement obnubilés par le « projet du président » et plus rien n’a d’importance à leurs yeux. Le parc d’El Kala va disparaître, c’est programmé.
On a déjà inscrit des études pour modifier ses limites actuelles, considérées comme trop étendues et son zonage, « trop contraignant pour le développement ». Vous savez, ce développement tant attendu fait que chaque plage du parc est un embarcadère pour les harraga.
Synthèse de l'article - Equipe Algerie-Monde.com
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La déforestation à Béjaïa est un phénomène qui porte dans ses différents aspects un sérieux coup au patrimoine forestier de la wilaya qui s'étend sur une superficie de 122 500 ha de forêts et de maquis. Entre les incendies et les coupes illicites, la forêt subit une destruction par essentiellement l'élément humain.
Le mal des coupes illégales est subi dans des proportions qui ont fait de la forêt domaniale d'Akfadou, située à cheval entre les deux wilayas de Tizi Ouzou et Béjaïa et l'un des principaux massifs forestiers de cette dernière (5400 ha), un souffre-douleur sous les lames des haches et les vrombissements destructeurs des tronçonneuses. Des pieds droits, des manches, des stères de liège, de bois de chauffage, d'industrie ou d'œuvre sortent illicitement de cette forêt, dont la gestion est de la compétence territoriale de la circonscription d'Adekar à laquelle se rattachent aussi les forêts de Beni Ksila et Sidi Aïch. Pistes barrées, d'autres carrément creusées, pilleurs menaçants..., la forêt réserve souvent de mauvaises surprises aux brigades forestières. Non armées, elles s'y introduisent quelquefois sous l'escorte des patriotes pour les besoins de leurs tournées de surveillance. « Faire un barrage à 2 h avec les mains nues, il est évident que c'est un risque que nous prenons », nous dit Abdelkrim Ahmed, chef de service à la circonscription des forêts de Béjaïa. La présence des patriotes n'est pas automatique. Des embuscades ont été tendues à des pilleurs, « armés » de haches de bûcheron, et pris souvent en flagrant délit d'abattage d'arbres ou d'écoulement des produits provenant des coupes. Les perches servant de pieds droits dans les travaux de bâtiment et dont le prix officiel est de 50 DA se vendent jusqu'à 200 DA la pièce. La circonscription des forêts de Béjaïa a saisi durant l'année 2004, outre 3000 manches pour pelles et pioches et 132 q de liège, 800 perches qui allaient alimenter le marché parallèle. Le chêne zen de Tiniri, d'Azrou n'Tgarfa ou autres cantons d'Akfadou et d'ailleurs, avec lequel sont fabriquées ces perches, fait l'affaire du marché informel qui se « nourrit » aussi d'écorce du chêne-liège. Le liège dont l'exploitation obéit à une réglementation suscite des convoitises dans la région. Des exploitants clandestins sont tombés dans les filets des forestiers et des quantités de liège ont été récupérées et proposées à la vente à l'Entreprise nationale du liège, l'unité de Béjaïa, qui en fait sa principale matière première. Avec près de 42 000 ha, dont près d'un quart seulement est considéré en bon état, le chêne-liège est l'espèce dominante sur le territoire de la wilaya. 175 procès-verbaux ont été dressés contre des pilleurs. 42 seulement ont abouti à des condamnations de versement d'amendes. Les délits concernent aussi les occupations et constructions illicites, dont 48 cas enregistrés l'année dernière. Le phénomène qui touche essentiellement les zones de Beni Slimane et Souk El Tenine trouve son compte dans le problème d'exécution des jugements de la justice. A la circonscription, on nous dira : « On n'a pas les moyens de détruire ces constructions. » Autre aspect de la déforestation : les incendies de forêt qui ont ravagé 2030 ha, dont près de 500 ha de forêt, suite à 198 foyers déclarés, notamment dans la forêt de chêne-liège de Taourirt Ighil (Adekar) et dans la région Tichy-Béjaïa. Quelles solutions pour la déforestation du fait des coupes illicites ? En attendant le classement de la forêt d'Akfadou parc national, supposant donc une meilleure dotation en moyens (projet finalisé par la Direction générale des forêts et soumis au gouvernement), les forestiers se munissent dans leur chasse aux pilleurs de la loi forestière et d'une somme de dispositions pensées dans l'objectif de « limiter les dégâts ». Du bois de feu mort est donné gratuitement aux riverains qui en formulent la demande pour une quantité qui ne dépasse pas les besoins domestiques. Pour les besoins des exploitants forestiers, l'administration applique un tarif de cession « préférentiel » autant pour ces différentes variétés de bois que pour les menus produits comme les pierres, les plantes médicinales et la souche de bruyère. En 2004, 966 perches et 461 m3 de pierre, entre autres produits, ont été vendus. Appliquée il y a plus d'une année aux riverains de la forêt d'Akfadou, la gratuité du bois de feu est généralisée depuis un peu plus d'un mois. Plus de 200 parcelles de terre au total ont été données en amodiation, alors que 21 projets de proximité approuvés au profit de plusieurs villages de la région sont en cours de réalisation selon la circonscription des forêts. Autant de solutions mises en œuvre par les pouvoirs publics, mais qui peinent à arracher la forêt des griffes de ses destructeurs bien que les dégâts soient loin d'égaler ceux subis durant les événements de Kabylie. Le phénomène, particulièrement accentué en ces temps de froid pour le bois de chauffage dans plusieurs endroits de la région, persiste. Comme se cramponne aux arbres la mafia du bois.
Nul n'est sans savoir que l'environnement assailli de toutes parts se dégrade à un rythme alarmant ! Au quotidien, tous les compartiments de la planète subissent un stress écologique à cause de multiples nuisances. Et dire qu'un seuil de nuisance est plus ou moins critique qu'un autre relève d'une conception simpliste et manichéenne des choses ! Tous le sont, car tous sont dangereux, et le seul élément qui les séparerait reste bien entendu le temps qu'une nuisance par rapport à une autre met à dévaster la santé humaine.
Selon une étude du ministère de l'environnement destinée au grand public sur la pollution industrielle, les rejets liquides déversés annuellement par nos usines atteignent un volume de 220 millions de mètres cubes, soit le 1/4 de la totalité des eaux usées rejetées vers les milieux récepteurs, autrement dit vers les cours d'eau, les barrages et les nappes souterraines. Leur charge polluante est évaluée à 200 000 tonnes réparties en eau de la demande biologique - DBO5 -, en matières qui restent en suspension - MES - et enfin en matières azotées « N ». Selon la même étude, les déchets solides atteignent, quant à eux, 1,25 million de tonnes provenant des industries de transformation, notamment les industries chimiques, celles des minéraux et des métaux. Seulement, moins de 1% de ces déchets est biodégradable et autant pour les déchets organiques ! Où va donc le reste, c'est-à-dire les déchets miniers, huileux et inorganiques ? Ce qui est sûr en tout cas, une bonne partie contamine les nappes souterraines et particulièrement la nappe phréatique que des agriculteurs, peu soucieux des conséquences sur la santé du consommateur, utilisent pour l'arrosage de leurs champs. Ceux-là entre autres, parce qu'il y a également la vente de l'eau potable dans les régions qui vivent une crise hydrique ! En outre, les forages font rarement l'objet de contrôle d'usage et quand cela arrive, celui qui est signalé au rouge continue de fonctionner au mépris de l'interdiction des services sanitaires ! Comment de ce fait ne pas s'interroger sur les cas de cancers très répandus en Algérie ? Faut-il noter que certaines usines utilisent des produits à forte charge nocive comme l'ammoniac, les nitrates et pire encore, le plomb ! La situation est donc peu reluisante en matière de qualité de vie ! Bien que la même étude propose un protocole expérimental dans la prévention et l'utilisation de procédés technologiques à la source, afin de réduire un tant soit peu les effets de la pollution. On en citera l'enfouissement et l'incinération des déchets solides, l'épuration des eaux résiduaires, et donc leur potentiabilisation et l'installation de filtres réducteurs de fumées nocives et de poussières industrielles rejetées dans l'atmosphère par les usines de ciments et les stations de concassage et, dans une moindre proportion, les engins roulants. En ce qui concerne ces dernières nuisances, l'impact sur l'environnement se traduit par la dégradation de l'air et de l'oxygène, occasionnant des troubles respiratoires doublés de maladies cardiovasculaires. Toujours selon la même étude, un million de tonnes de poussières industrielles sont rejetées dans l'atmosphère par les industries de la chimie, de l'électrolyse de zinc et des mines, sans compter celles qui n'ont pas été encore répertoriées. Le danger s'amplifie avec la dégradation des sols ! En plus de l'érosion hydrique et le défrichement qui engendre la dénudation des sols, les labours en zones steppiques favorisent la dégradation des sols, le surpâturage agit négativement sur la capacité de charge ovine, le compactage réduit l'infiltration des eaux de surface et empêche ainsi la remontée biologique, l'irrigation excessive entraîne la salinisation des sols ensuite leur stérilisation, enfin, le surdosage des produits phytosanitaires et leur sur-utilisation rendent les sols improductifs. Plus de 50% des nappes alfatières ont disparu en un siècle et près de 500 000 ha en zone steppique sont touchés par ces phénomènes désertifiants, alors que 7 millions d'hectares à divers degrés de sensibilité en sont menacés ! Séparées ou conjuguées, ces causes qui sont naturelles et du fait de l'homme, conduisent fatalement à la paupérisation des populations. Résultat, les agglomérations urbaines reçoivent de plein fouet les retombées de l'exode rural, de surcroît en absence d'une politique de transition entre les deux milieux. Là aussi, la même étude préconise pour la rétablissement des équilibres, la réhabilitation du savoir-faire ancestral ; l'amélioration des parcours par des plantations d'espèces à haute valeur fourragère ; la mise en défens, l'adhésion et la participation de la population de la campagne aux projets de développement rural et enfin l'instauration d'une politique d'assistance en direction de ceux qui souhaiteraient reprendre attache avec la terre. Même le domaine forestier est menacé de dégradation voire de disparition ! La situation montre si besoin l'ampleur du désastre. De 1955 à 1997, 1 million d'hectares de forêts à l'échelle nationale a déjà disparu et le risque d'aggravation de ce phénomène persiste encore à moins de mesures d'urgence pour tenter de sauvegarder le patrimoine forestier restant ! A l'origine, il y a la menace climatique - l'érosion et les feux de forêt - et l'élément humain. La mafia du bois pour qui ce marché est juteux et les pilleurs qui font des coupes sans songer à préserver la couche génératrice exploitent illicitement les futaies, contribuant ainsi largement au rétrécissement de la surface forestière. On en fait, entre autres, des perches comme pieds droits dans le bâtiment, du bois de chauffage... Le pin d'Alep étant la ressource arboricole principale de nos forêts, il faut 1600 plants à l'hectare pour atteindre un niveau de régénération acceptable, car cet arbre commence à apparaître au bout de 2 années seulement. Les travaux sylvicoles, tel l'élagage, doivent suivre le reboisement impératif des aires décimées. Mais il y a pire situation encore, l'eau se raréfie de façon dramatique à cause d'abord d'une demande qui croît exponentiellement, ensuite à cause du gaspillage encore une fois dû à l'homme ! Selon l'étude déjà citée, 12 milliards de m3/an d'eau de pluies, 5 milliards de m3 d'eaux de surface mobilisable et 7 milliards de m3 d'eaux souterraines constituent les capacités de l'Algérie. Comme seulement 10% des eaux de pluies couvrent les 3/4 de la superficie et que la consommation par habitant qui était en 1998 de 380 m - déjà nettement en deçà de la moyenne mondiale, laquelle est supérieure à 1000 m3 - atteindrait en 2003 le seul critique de 260 m3 et que dans le même temps, la population passerait à 45 millions d'âmes, il y a assurément à craindre ce danger imminent ! Le ministère de l'environnement gagnerait donc plus à recadrer ses priorités, allusion faite à son engouement exagéré pour la création de villes au demeurant, qui risquent de connaître la faim et la soif, le tout agrémenté de vents de sable ! Quant aux élus à tous les échelons, surtout les parlementaires grassement rétribués, autant dire qu'ils vivent désormais un anachronisme certain, la campagne électorale de 2007 !
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Alertée par Greenpeace, la police indonésienne - convaincue par les photos transmises par le Rainbow - a contacté à son tour l'équipage. Le navire vietnamien a été prié de quitter les eaux indonésiennes sans sa cargaison…
Une goutte d'eau dans un océan de pratiques douteuses? Sans doute. Mais comme n'a pas manqué de conclure Andrew, webmaster à bord du Rainbow: il est essentiel de démontrer que la maffia du bois peut être remise à sa place.
Plus d'info: voir www.greenpeace.org/international