Historique de Theniet El-Had
Ras El Braret est son point culminant à plus de 1 700 m d’altitude. Cette commune compte actuellement pas moins de 32 000 habitants dont 70% des jeunes. La population active exerce en particulier dans le secteur tertiaire (administration et différents services). En deuxième position vient le secteur primaire notamment avec l’élevage et l’agriculture. L’industrie est quasiment absente. C’est ce qui explique en partie le taux de chômage des plus élevés. Un chômage accentué par les dix dernières années de violence. Une violence qui a, à son tour, poussé de nombreux montagnards à l’exode.
Historique de Theniet El-Had
C’est en 1848 que la commune de Theniet El-Had naquit.
Au départ, appelée cercle de Theniet El-Had (arrondissement de Miliana). Le premier acte de naissance a été signé par un capitaine de l’armée coloniale, commandant de place faisant fonction d’officier d’état civil. De cercle, elle devint canton, après établissement du senatus consult qui déterminait la propriété foncière.
Theniet El-Had fut proclamée commune de plein exercice en 1883 et ce, par décret impérial (sous Napoléon III) puis commune mixte en 1896.
Mahdia (ex-Bordeaux), Tissemsilt (ex-Vialar), Tarik Ibn Zyad (ex-Marbot) dépendaient d’elle.
La première délibération du conseil municipal eut lieu le 21 janvier 1883 à deux heures de l’après-midi.
Actuellement la commune de Theniet El-Had est dirigée par Hellal Rachid (ex-professeur de sciences naturelles) qui, en dépit de certaines contraintes, déploie des efforts considérables avec sa jeune équipe composant l’exécutif pour répondre aux besoins de la population.
Emploi
En matière d’emploi, et dans le cadre du programme présidentiel inhérent à la mise en place de 100 locaux de commerce, pour chaque commune, chaque année, les services de l’APC ont lancé un bureau d’études. Ce bureau prévoit la création de 100 unités agricoles dont l’élevage (ovin, bovin et caprin). Compte tenu du relief de la région, la vocation agricole est privilégiée. A ces unités agricoles viennent s’ajouter tout ce qui a trait à l’agro-alimentaire et des bureaux vétérinaires pour un bon suivi du cheptel. Cette idée a suscité l’intérêt d’un grand nombre de jeunes Thénietiens qui, remplissant les conditions requises, ont déjà déposé leurs dossiers.
Cependant, l’octroi des prêts n’a jusqu’à présent pas été fait. Le blocage, nous disent les responsables de l’APC, réside au niveau des banques. L’attente est malheureusement languissante.
Notons au passage qu’un grand nombre de jeunes universitaires est toujours au chômage. Certains d’entre eux ont pu bénéficier de l’intégration plus particulièrement dans des établissements scolaires.
Contactés à ce sujet, certains de ceux qui sont au chômage espèrent comme leurs concitoyens bénéficier de cette intégration. D’autres, pessimistes, nous déclarent que cela fait partie des illusions.
Habitat
Résorber l’habitat précaire et répondre aux besoins du citoyen en matière de logement est le souci majeur des autorités locales.
Ainsi, en 2003, le nombre de logements réalisés a atteint 565 dont plus de 400 ont été attribués au mois d’octobre à la population et 144 en ce début juin 2004.
Le déficit en matière d’habitat avoisine les 2 000 logements.
Avec la construction de la cité El Wiam d’une capacité de 200 logements et de celle de l’ex-Cité nomade (280 logements) ainsi que la centaine de LSP, le déficit en question connaîtra une réduction sensible.
Energie
Theniet El-Had, qui a longtemps souffert de la rigueur du climat et de l’insuffisance en matière de gaz, espère sortir de cette crise dès l’hiver prochain dans la mesure où pas moins de quatre entreprises travaillent d’arrache-pied depuis le mois de février écoulé.
Des entreprises chargées de l’alimentation en gaz naturel opèrent sur un champ d’action de 60 km de réseau intérieur. Le montant de ladite opération avoisine, selon les propos d’un responsable de l’APC, les 30 milliards de centimes. En outre, le raccordement en électricité est des plus encourageants en zone rurale.
L’agriculture
Une importance particulière a été donnée à ce secteur. Ainsi, à la fin de l’année 2003, les surfaces exploitées ont atteint 12 068 ha pendant que les terres réservées au pâturage ont connu une régression palpable. De 15 511,07 ha, elles sont passées à 4 815 ha.
L’adhésion des fellahs aux programmes nationaux ainsi que la nette amélioration de la situation sécuritaire qui a permis le retour d’un bon nombre de familles dans les zones rurales sont les sources du bond considérable que connaît ce secteur, combien sensible et nourricier.
L’éducation
En matière d’éducation, la commune de Theniet El-Had compte 8 427 places pédagogiques réparties comme suit : 4 998 pour les 1er et 2e paliers, 2 138 pour le 3e palier, et 1 351 pour le secondaire.
Au lycée Boudernane El Djilali, certaines classes comptent près de 50 élèves. La surcharge en matière d’effectif constitue une contrainte de taille pour l’enseignant et pour l’élève.
Le sureffectif fait que l’enseignant ne peut maîtriser sa classe et s’acquitter de sa tâche aisément. L’élève à son tour ne peut assimiler comme il se doit ses leçons. Ce phénomène agit négativement sur les résultats. Pour dire que cette surcharge est un problème de taille, certains enseignants déclarent : «Dans certains cas, nous faisons de la garderie ou du dressage.»
Un autre lycée soulagera tout le monde. C’est le vœu des enseignants et des parents.
En dépit des contraintes observées, le taux de réussite au baccalauréat varie depuis trois ans entre 33 et 43%.
La commune de Theniet El-Had dispose d’une richesse unique en son genre. Laquelle richesse n’est autre que la cédraie dont la graine, selon l’avis des chercheurs, constitue un réservoir génétique que l’on ne peut trouver dans tout le pourtour méditerranéen.
Grâce à cette cédraie, Theniet El-Had pourrait constituer un pôle d’attraction très important en matière de tourisme.
Le vœu de tout un chacun est de voir notre gouvernement prêter attention à cette merveille. Cela permettrait à la commune de Theniet El-Had de sortir définitivement de l'anonymat..
: TERFANI Djilali
Profession : Professeur de Français
Date : 08/08/2007
(paru dans le quotidienLA NOUVELLE REPUBLIQUE
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Tissemsilt : Un travailleur réclame ses indemnités depuis dix ans
Un travailleurs, licencié de l'Edipal (ex-Onaco) de Tissemsilt, entreprise qui a été dissoute en 1998, réclame le paiement de ses droits inhérents à cette mesure, comme le prévoit la décision prise en ce sens par la SGP. "Ce volet a été confié et pris en charge par un liquidateur". Ces paroles sont prononcées par un père de sept enfants, originaire de la wilaya de Tissemsilt et plus précisément de la localité de Theniet El Had. Ce dernier dit vivre l'enfer depuis presque dix ans maintenant. Son histoire a commencé lors de la dissolution de l'Edipal. "Cela fait maintenant plus de dix ans que je fais des démarches pour régulariser ma situation. J'ai été licencié après 24 ans de service. Je réclame mes indemnités depuis la dissolution de l'entreprise."
ABED MEGHIT
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Bachir Rezzoug, journaliste brillant et l’un des doyens de la presse algérienne, décédé mardi à l’âge de 66 ans, a été inhumé hier au cimetière de Dély Ibrahim, à Alger. L’inhumation s’est déroulée en présence d’une foule nombreuse composée de proches et amis du défunt, d’hommes et de femmes de la presse, de la culture et du monde artistique.
Etaient également présents des membres du gouvernement, des leaders et représentants de partis politiques et de la société civile, à l’image de Mouloud Hamrouche, Sid-Ahmed Ghozali et Amara Benyounes.
Le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, a rendu pour sa part un hommage appuyé au défunt, « cette plume du cœur ». Après avoir retracé le parcours de cet « enfant du pays », M. Sidi Saïd a rappelé que « Bachir Rezzoug avait profondément ancré en lui la fibre nationale ».
De cet ancrage, ce mineur de fond de la presse « puisait les mots pour dire les pulsions nationales sans jamais rien sacrifier de sa pensée, arrimé à la vérité des faits ». Il savait, écrit le secrétaire général de la centrale syndicale, « faire du rêche de nos bleus de travail des tenues délicates dans ce subtil alliage que seule l’élégance de l’impertinence du dire vrai rend noble ». « En cela, Bachir était un travailleur exemplaire, une plume de cœur et la plume du cœur » qui savait tirer de « ses blessures d’adolescent le sens des mots ».
Dans un communiqué rendu public hier, le club des journalistes algériens et franco-algériens en France s’est dit très triste de cette grande perte. « Certains d’entre nous l’ont côtoyé et se réclament ses élèves : ils ont appris à son contact, le métier, la rigueur, l’honnêteté intellectuelle et le combat pour la liberté d’opinion et d’expression. A ceux qui ne l’ont pas connu parce que trop jeunes, Bachir Rezzoug s’est aussi imposé comme l’exemple à suivre pour ne pas lâcher le combat de la probité intellectuelle et du journalisme de talent », indiquent les membres de ce club dans leur communiqué.
Natif de Theniet El Had (Tiaret), le défunt s’était engagé très jeune dans le combat libérateur aux côtés de son valeureux père, chahid de la Révolution, avec qui il avait d’ailleurs partagé une cellule dans les geôles coloniales. Il avait commencé très jeune sa longue carrière de journaliste juste après l’indépendance au quotidien d’alors Alger ce soir.
Les pérégrinations journalistiques l’avaient mené dans nombre de titres notamment à Révolution Africaine et à El Moudjahid avant d’être nommé au début des années 1970 en qualité de directeur du journal La République. Avec une équipe-choc de talentueux journalistes, il avait hissé ce journal au rang de premier quotidien national. Après l’ouverture du champ médiatique au début des années 1990, Bachir Rezzoug n’a négligé aucun combat pour la démocratie.
Synthèse de l'article - Equipe Algerie-Monde.com
Le parquet du tribunal de Theniet-El-Had a requis des peines allant de 10 à 2 années de prison ferme contre les principaux inculpés dans l’affaire du détournement du FNRDA dans la wilaya de Tissemsilt. Les sommes détournées sont estimées à plusieurs centaines de milliards de centimes. Le verdict sera rendu le 30 mars. |